Le gel au sol n'est pas le gel de l'air
MétéoSuisse distingue la température à 2 mètres de celle mesurée près du sol. Par une nuit claire, une jeune plante peut subir du gel près de la terre alors que la prévision à 2 mètres reste positive. Ne plantez donc pas une tomate en vous fiant au seul minimum affiché.
Le fond de vallée peut être plus froid qu'un versant
Par temps calme, l'air froid peut s'accumuler dans les cuvettes. Un jardin de fond de vallée peut geler alors qu'une pente voisine reste plus douce. L'exposition et la circulation de l'air influencent autant le résultat que l'altitude.
L'altitude raccourcit souvent la saison de culture
Les terrains élevés connaissent souvent des nuits plus fraîches et un risque de gel prolongé. Pour les cultures exigeant beaucoup de chaleur, préférez des variétés précoces, des semis abrités et surtout une implantation décidée selon le temps réellement observé. Aucun nombre fixe de semaines ne s'applique à toutes les communes.
La proximité des lacs change parfois les conditions
L'eau peut tempérer certaines nuits froides, sans supprimer tout risque de gel. Les jardins des rives lémaniques ou des lacs de Neuchâtel et de Bienne peuvent se comporter différemment d'une parcelle encaissée plus éloignée. Le vent, la pente et le sol modifient encore la situation.
Un bon calendrier est un outil de décision, pas une promesse
Avant de semer ou planter, vérifiez quatre éléments : le risque de gel au niveau des plants, la température et l'humidité du sol, la lumière disponible et les exigences de l'espèce. Les mois publiés sur Jardin sont des fenêtres indicatives, non des dates garanties.
